#FreedomJuani

Juana Ruiz Sánchez

Travailleuse humanitaire dans le domaine de la santé en Palestine, emprisonnée sans procès, ni charges, ni preuves depuis le 13 avril 2021 par l'État israélien.

MANIFESTE POUR LA MISE EN LIBERTÉ IMMÉDIATE DE JUANA RUIZ SÁNCHEZ, EMPRISONNÉE PAR ISRAËL

Les soussignés, organisations et personnes impliquées dans la solidarité dans notre pays, voulons transmettre à l’opinion publique et aux institutions la grande inquiétude que nous provoque la situation de Juana Ruiz Sánchez, citoyenne espagnole résidant en Palestine depuis plus de 35 ans et qui travaille comme Coordinatrice de Projets dans l’organisation sanitaire palestinienne Health Work Committees. Juana a été arrêtée et emprisonnée de manière arbitraire par l’État Israélien il y a 9 jours et sans aucune accusation concrète, sous prétexte qu’elle devait être interrogée.

L’arrestation a eu lieu le mardi 13 avril 2021 à 5h45 du matin, lorsque près de 20 soldats israéliens fortement armés se sont présentés chez la famille de Juana, dans la ville cisjordanienne de Beit Sahour, près de la ville de Bethléem. Après avoir intimidé Juana, son époux palestinien et sa belle-mère, qui habite dans le foyer, ils ont emmené Juana Ruiz Sánchez pour l’interroger. Il s’agit donc d’un très long interrogatoire qui se prolongera encore jusqu’au dimanche 2 mai par décision du juge qui conduit l’affaire. Cela supposera, si le juge ne décide pas de le prolonger à nouveau, 13 jours de privation de liberté, sans charges spécifiées.

Préalablement, à l’aube du 8 mars 2021, l’armée israélienne était entrée par effraction dans le bureau central de Health Work Committees (HWC), l’organisation sanitaire dans laquelle Juana travaille, dans la ville d’Al Bireh, et avait arrêté le Responsable du Département de Comptabilité de HWC, Tayseer Abu Sharbak, qui est toujours en prison aujourd’hui. Ils avaient également pris des ordinateurs et des documents en rapport avec le travail humanitaire que HWC réalise en collaboration avec des organisations internationales, dont plusieurs ONG de l’État Espagnol, et avec des fonds de donateurs espagnols. Saeed Abbad, qui n’entretient pas actuellement de relation professionnelle avec HWC, mais dont il a été le Responsable du Département de Comptabilité jusqu’en 2019, est également détenu. Ce manifeste vise aussi à demander la mise en liberté de ces deux personnes, qui se trouvent également en détention.

Ces circonstances nous mènent à suspecter que les responsables de ces arrestations cherchent à démontrer un délit quelconque relié au financement des projets entrepris par HWC et à impliquer Juana Ruiz dans cette accusation.

Les soussignés, considérons qu’il est impossible que les projets financés par la Coopération Espagnole puissent avoir un aspect délictueux, puisque cette coopération, majoritairement publique, exige la réalisation des activités prévues et la justification complète du financement des différents projets qui ont été entrepris avec son soutien.

HWC a réalisé des dizaines de projets sanitaires et sociaux avec le soutien de la coopération de notre pays. Ces projets comprennent la prévention sanitaire dans les hameaux de Cisjordanie ; la vaccination des enfants de Jérusalem Est que le Gouvernement Israélien a systématiquement refusé de vacciner ; l’assurance de la santé prénatale et natale des femmes de Cisjordanie ; la mise en œuvre de campagnes d’information et de formation sur de nombreuses questions en rapport avec la santé, les habitudes sanitaires ou la prévention des maladies les plus fréquentes de la zone ; la prise en charge gratuite des soins de 40% de ses patients dans 14 cliniques situées dans le territoire qui est sous l’Autorité Palestinienne et d’autres activités de cette sorte qui pourraient difficilement être suspectées de constituer n’importe quel type de délit.

Malgré son caractère humanitaire et sanitaire, ou peut-être justement à cause de cela, HWC reçoit constamment des attaques de la part de l’État Israélien, qui mène une politique de répression, usure et démantèlement des organisations de la société civile palestinienne.

Avec ce MANIFESTE :

  • Nous exigeons la mise en liberté de Juana Ruiz Sánchez.
  • Nous exigeons également la mise en liberté des autres personnes arrêtées au cours de cette nouvelle opération de harcèlement envers l’organisation HWC.
  • Nous exigeons le respect par l’Etat d’Israël du Droit International Humanitaire et des Droits de l’Homme de la population palestinienne.
  • Nous exigeons de l’État d’Israël la réparation matérielle des biens endommagés et/ou confisqués à HWC, certains d’entre eux étant financés par la coopération espagnole.
  • Nous enjoignons le Gouvernement Espagnol à intervenir pour parvenir à la mise en liberté de Juana Ruiz Sánchez et de ses collègues de HWC emprisonnés.
Le manifeste est signé par 91 personnes publiques, dont :
Le manifeste est également soutenu par 216 organisations, dont :
6569 nous soutient, y compris :

Si vous souhaitez ajouter votre signe à ce manifeste, vous pouvez nous envoyer votre nom et prénom (seront affichés anonymement) via ce formulaire:

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